Vicki Chase est née le 15 mai 1987 à Los Angeles, en Californie. Issue d’une famille modeste d’origine mexicaine et italienne, elle grandit dans le quartier de Van Nuys. Dès son adolescence, elle montre un tempérament indépendant et une attirance pour les arts du spectacle. Après le lycée, elle enchaîne plusieurs petits boulots, notamment dans la vente au détail et la restauration rapide, avant de se tourner vers la danse exotique pour subvenir à ses besoins. Cette première expérience dans les clubs de strip‑tease de Los Angeles lui permet de découvrir son aisance sur scène et son goût pour la mise en scène de son corps.
En 2014, alors âgée de 27 ans, Vicki Chase franchit le cap du cinéma pour adultes. Elle raconte souvent que c’est une rencontre avec une agente de casting, lors d’une soirée dans un club de Hollywood, qui lui ouvre les portes des studios. Sa première scène, tournée pour le site Brazzers, la met en vedette aux côtés d’un acteur expérimenté. Malgré le trac initial, elle se sent rapidement à l’aise face à la caméra. « Je n’ai jamais eu l’impression de faire quelque chose de honteux, confie‑t‑elle dans une interview. C’était juste une autre facette de ma sexualité que je pouvais explorer professionnellement. » Ce premier contrat est rapidement suivi de plusieurs autres, et son naturel, ses courbes généreuses et son sourire franc attirent l’attention des producteurs.
Entre 2015 et 2017, Vicki Chase enchaîne les tournages pour les plus grands studios : Evil Angel, Jules Jordan Video, Digital Playground. Elle se spécialise dans les scènes de sexe en couple et les performances en groupe, où sa capacité à improviser et à créer une connexion authentique avec ses partenaires la distingue. En 2016, elle reçoit sa première nomination aux AVN Awards dans la catégorie « Meilleure scène de sexe en couple ». Même si elle ne remporte pas le trophée, cette reconnaissance lui apporte une visibilité accrue. « Je me souviens être allée à la cérémonie, vêtue d’une robe que j’avais cousue moi‑même, parce que je n’avais pas les moyens d’en acheter une de designer », se souvient‑elle avec humour. Cet épisode illustre son caractère débrouillard et son authenticité, des traits qui lui vaudront une base de fans fidèles.
En 2018, Vicki Chase vit un tournant professionnel en signant un contrat d’exclusivité avec la plateforme OnlyFans, ce qui lui permet de contrôler sa propre image et ses revenus. Elle y publie du contenu plus personnel, mêlant scènes érotiques, vlogs de sa vie quotidienne à Los Angeles et séances de questions‑réponses avec ses abonnés. Parallèlement, elle doit faire face à une pression médiatique grandissante. En 2020, elle révèle publiquement avoir subi une chirurgie mammaire d’augmentation, non pas pour des raisons esthétiques, mais pour corriger une asymétrie qui la complexait depuis l’adolescence. Cette transparence lui attire le respect de sa communauté, qui loue son honnêteté sur les réalités du métier. « On ne parle pas assez de l’impact psychologique du regard permanent des caméras, dit‑elle. J’ai appris à poser mes limites et à dire non quand une proposition ne me convient pas. »
Depuis 2022, Vicki Chase a réduit le nombre de tournages traditionnels pour se concentrer sur des collaborations avec des réalisateurs indépendants et des artistes visuels. Elle participe à des courts‑métrages expérimentaux mêlant érotisme et performance artistique, une démarche qui reflète son envie de casser les codes de l’industrie standardisée. En 2023, elle lance sa propre ligne de lingerie sur mesure, baptisée « Chase Collection », conçue à partir de ses retours d’expérience sur les plateaux. « Je voulais des pièces qui tiennent bien, qui soient confortables tout en restant esthétiques », explique‑t‑elle. Parallèlement, elle anime un podcast intitulé *Derrière l’écran* où elle interviewe d’autres actrices et acteurs sur leurs parcours, loin des clichés médiatiques. « Mon but est de montrer qu’on est des êtres humains avant d’être des étiquettes », résume‑t‑elle.
Vicki Chase mène une vie discrète en dehors des projecteurs. Elle partage son temps entre son appartement de Silver Lake et une petite maison à Joshua Tree, où elle aime se ressourcer. Passionnée de yoga et de randonnée, elle milite également pour les droits des travailleurs du sexe et la dépénalisation de leur activité. En 2021, elle participe à une table ronde au Congrès californien pour défendre des conditions de travail plus sûres dans l’industrie. « Personne ne devrait avoir à choisir entre un revenu et sa sécurité », déclare‑t‑elle lors de cet événement. Ces engagements, bien que discrets, montrent une facette plus militante de sa personnalité, loin des clichés souvent associés à son métier.
À 37 ans, Vicki Chase envisage l’avenir avec sérénité. Si elle ne ferme pas la porte à de nouvelles scènes, elle préfère aujourd’hui privilégier la qualité à la quantité. « J’ai eu la chance de pouvoir vivre de mon corps sans jamais me sentir exploitée, confie‑t‑elle. Ce que je souhaite maintenant, c’est aider les jeunes qui entrent dans le métier à éviter les pièges que j’ai moi‑même connus. » Par ce témoignage, elle espère laisser une trace moins liée à ses performances qu’à son intégrité et à sa volonté de faire évoluer les mentalités dans une industrie souvent stigmatisée.